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SYLVAIN SIMARD DÉPOSE UNE STRATÉGIE POUR L'INTERNATIONALISATION DE L'ÉDUCATION


Québec, le 7 novembre 2002. — Le ministre d'État à l'Éducation et à l'Emploi, M. Sylvain Simard, a dévoilé aujourd'hui, en présence de représentants d'organisations liées au monde de l'éducation, la Stratégie pour l'internationalisation de l'éducation québécoise. Cette stratégie trace les principales priorités du ministère de l'Éducation en matière d'internationalisation. « L'Éducation doit demeurer une priorité fondamentale de la société québécoise. Le gouvernement du Québec entend jouer pleinement son rôle d'acteur influent et de leader en ce domaine sur la scène internationale », a déclaré le ministre.

La stratégie ministérielle s'articule autour de quatre axes prioritaires qui permettront de favoriser une plus grande cohérence et une concertation accrue avec nos partenaires. Elle donnera un nouvel élan aux nombreuses actions prises par le Ministère et le réseau scolaire sur la scène internationale.

1. Éducation et formation : Le premier axe vise à favoriser l'inscription des valeurs humaines et démocratiques de l'internationalisation dans les contenus et les activités pédagogiques des élèves, des étudiantes et étudiants, des professionnels et de toutes les personnes qui portent intérêt à l'éducation. D'ailleurs, la réforme de l'éducation introduit des programmes d'études qui intègrent la préoccupation interculturelle et internationale dans chacune des disciplines scolaires. Elle intensifie l'étude des langues, de l'histoire et de la géographie. Il faudra poursuivre dans cette voie.

2. Mobilité : Le deuxième axe est celui de la mobilité des personnes et des connaissances. Il vise à favoriser les déplacements des Québécoises et Québécois reliés à l'éducation, que ce soit pour des stages d'élèves, d'étudiants ou de professeurs ou encore pour des échanges de chercheurs. Nous voulons également favoriser la mobilité vers le Québec, l'accueil. On pense ici au recrutement à l'étranger.

3. Exportation du savoir-faire : Le troisième axe s'articule autour de l'exportation du savoir-faire québécois en éducation. Le Québec exporte déjà des savoirs, des cours, des programmes d'études ou des méthodes, par exemple l'approche par compétences, la refonte de systèmes éducatifs. Ces opérations sont surtout menées par les établissements du réseau scolaire, mais également par le ministère de l'Éducation. Ces initiatives doivent être le plus largement diffusées.

4. Rayonnement et positionnement : Ce dernier axe exprime la volonté du Québec d'exercer sa compétence en matière d'éducation dans les différentes rencontres ministérielles, forums d'organisations multilatérales ou négociations commerciales internationales.

Le ministre a profité du lancement de la stratégie pour rappeler que le fait d'être plus actif sur la scène internationale implique cependant une certaine vigilance afin de préserver notre identité nationale et les valeurs propres à notre culture. « Dans les principales tribunes internationales, il faut faire connaître la position du gouvernement du Québec, qui partage le point de vue de ceux et celles qui souhaitent exclure l'éducation des négociations entourant les accords de libre-échange. L'éducation n'est pas négociable. Elle fait partie des secteurs qui façonnent l'identité québécoise dans les Amériques et pour lesquels l'État québécois doit conserver toute sa liberté d'action », a ajouté le ministre.

Rappelons que la volonté d'internationaliser l'éducation québécoise s'est amorcée au début des années 60. Au fil des ans, le ministère de l'Éducation, les commissions scolaires, les cégeps et les universités ont mis en place une série de mesures visant l'internationalisation de l'éducation. Le Ministère consacre 72 millions de dollars par année aux activités de portée internationale. Devant la diversité des besoins et des défis de cette internationalisation à dimensions multiples, le Ministère a choisi de repenser ses outils en concertation avec ses partenaires.

Le Québec accueille le plus grand nombre d'étudiants étrangers au Canada. En 2001, le Québec a en effet accueilli plus de 16 000 étudiants étrangers, dont près de la moitié proviennent des cinq pays suivants : 4  690 venaient de la France, 1 997 des États-Unis, 959 du Maroc, 673 de la Tunisie et 570 de la Chine. Par ailleurs, près de 4 000 élèves, étudiantes et étudiants ont participé à l'un ou l'autre des programmes d'échange, d'assistant ou de moniteur de langue au Canada ou à l'étranger en 2001-2002. Enfin, le Ministère a accordé une aide financière à près de 3 600 étudiantes et étudiants pour la poursuite d'études au Canada ou à l'étranger.

« Avec cette stratégie, nous voulons tirer pleinement parti de cette ère de mondialisation. Notre système d'éducation se compare avantageusement à celui des autres pays industrialisés, mais nous devons poursuivre nos efforts. Nous devons pouvoir compter sur un système d'éducation de classe mondiale, qui allie la recherche de l'excellence à la quête de la réussite pour tous », a conclu M. Simard.

Source :

Nicolas Girard
Attaché de presse
Cabinet du ministre d'État à l'Éducation
et à l'Emploi
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