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ANNEXE
FICHE
SYNTHÈSE
DE LA POLITIQUE QUÉBÉCOISE
DE FINANCEMENT DES UNIVERSITÉS
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La Politique québécoise
de financement des universités vise à corriger les problèmes
mis au jour dans le modèle en vigueur depuis plusieurs années.
Elle précise les orientations et les priorités daction du
gouvernement en cette matière et se reflète dans les règles
budgétaires édictées annuellement par le Ministère.
Les objectifs de la Politique
québécoise de financement des universités se résument
pour lessentiel à :
- assurer la transparence,
léquité, la prévisibilité, la cohérence
par rapport aux attentes gouvernementales et le maintien de léquilibre
budgétaire;
- respecter lautonomie
daction des universités et convenir à cet effet avec chaque
établissement dindicateurs de performance;
- fonder l'essentiel du
partage de lenveloppe budgétaire disponible sur une approche
dynamique;
- accorder une place à
des actions ponctuelles.
Pour lessentiel, la
politique de financement fait état des principes qui régissent
le partage des ressources disponibles entre les établissements. La majeure
partie de ces ressources est répartie en fonction du niveau dactivités
et des espaces en propriété utilisés pour les réaliser.
La formule de financement
est composée de deux parties : lune concerne le financement
général des universités (85 p. 100 de lenveloppe);
lautre est réservée à un financement spécifique
répondant à des priorités et à des objectifs qui
pourraient, par ailleurs, faire lobjet dune révision périodique
(15 p. 100).
Le financement général
accorde les ressources de base qui permettent aux universités de remplir
leur mission, en tenant compte de leurs caractéristiques propres et dans
le respect de leur autonomie et de leur pouvoir dinitiative en matière
dorganisation des activités.
Les éléments
considérés dans le financement général touchent
principalement les grandes fonctions de lenseignement et de la recherche
universitaires et aussi certaines missions particulières :
Lenseignement
(881,7 millions de dollars)
Le volet « enseignement »
sappuie sur une mesure des activités denseignement dispensées
par une université pour une année donnée. Lenveloppe
budgétaire réservée à cette fin est distribuée
au prorata de leffectif étudiant de chaque établissement
pondéré en fonction dun poids relatif par secteur disciplinaire.
Le soutien à lenseignement
et à la recherche (242,0 millions de dollars)
Le volet « soutien
à lenseignement et à la recherche » est destiné
principalement à financer le fonctionnement des bibliothèques,
les coûts liés à linformatique et à laudiovisuel
ainsi que ladministration générale.
Lentretien des
terrains et bâtiments (149,3 millions de dollars)
Le volet « entretien
des terrains et bâtiments » assure, de manière normalisée,
les ressources nécessaires au bon fonctionnement des édifices.
Cette allocation dépend en grande partie des superficies reconnues aux
fins de financement.
Les missions particulières
(54,3 millions de dollars)
Le financement général
prévoit des montants pour la reconnaissance de missions particulières,
par exemple, les universités du Québec en région. Il tient
compte du fait que les établissements à vocation générale
du réseau de lUniversité du Québec ont un
mandat à remplir dans leur région respective. Le montant prévu
à ce chapitre pour certaines constituantes tient compte à la fois
de la distance qui les séparent de Québec et de Montréal,
de leur rayonnement, cest-à-dire des effectifs à desservir
sur leur territoire naturel et des programmes dont la masse critique
est difficile à atteindre compte tenu de la population desservie.
Autres dispositions intégrées
au financement général
- Lune des particularités
de la nouvelle formule est de prendre en considération à 100 p. 100,
tant dans le volet « enseignement » que dans le volet
« soutien à lenseignement et à la recherche »,
la variation de leffectif étudiant.
- Le Ministère instaure
une règle dajustement dannées antérieures
qui élimine le décalage de financement (en plus ou en moins)
entre leffectif utilisé au moment de lallocation et leffectif
réel de lannée universitaire concernée.
- Des travaux seront finalisés
avec les universités au cours des prochains mois pour arrêter,
de manière concertée, des ajustements aux modèles mis
en place notamment pour la méthode de classement des activités
denseignement, la fonction « terrains et bâtiments »
et certains cas particuliers dans quelques établissements.
- À compter de l'année
universitaire 2001-2002, le Ministère envisage un mécanisme
pour freiner la réduction des subventions découlant d'une baisse
temporaire de l'effectif étudiant ou atténuer dans le temps
des baisses successives pendant quelques années.
- La Politique québécoise
à légard des universités prévoit, pour
la formation courte et la formation hors programme, lexamen des activités
des universités, notamment, en relation avec celles des établissements
denseignement collégial, dans une perspective de complémentarité,
de respect des missions respectives et déconomie des ressources
du système éducatif.
- Le plan de réinvestissement
mis en uvre au lendemain du Discours sur le budget 2000-2001, qui met
à la disposition des universités des sommes additionnelles importantes
pour la réalisation de leur mission, est lié à la conclusion
préalable, en 2000-2001, d'un contrat de performance entre le ministre
et chaque établissement d'enseignement universitaire et à sa
réalisation au cours des années subséquentes.
| LE FINANCEMENT SPÉCIFIQUE |
Les nouvelles mesures de
financement spécifique font suite à plusieurs orientations de
la Politique québécoise à légard des universités :
La bonification de lajustement
relatif au nombre de diplômes de maîtrise et de doctorat décernés
(9,3 millions de dollars)
Des sommes additionnelles
sont accordées pour l'encadrement des étudiantes et des étudiants
en vue d'améliorer la qualité de la formation, la réussite
des cours et l'accroissement de la diplomation.
Le soutien à la
formation initiale du personnel enseignant (4,8 millions de dollars)
Ce soutien est accordé
pour permettre un meilleur encadrement des stages ajoutés aux programmes
de formation initiale du personnel enseignant au primaire et au secondaire.
Le soutien à linsertion
professionnelle (10 millions de dollars)
La Politique québécoise
à légard des universités veut favoriser linsertion
des diplômés dans la vie professionnelle en soutenant le processus
dorientation scolaire et en encourageant « les universités
à explorer et à développer de nouveaux mécanismes
pour faciliter lintégration des diplômés au marché
du travail ». Cette enveloppe permettra aux universités doffrir
plus de stages et de meilleurs services dorientation et de placement.
Les bourses pour des
études à lextérieur du Québec (10 millions
de dollars)
Pour sensibiliser les étudiantes
et les étudiants à la dimension internationale, un programme de
bourses, administré par les établissements, est mis sur pied.
Ce programme sadressera à des étudiants « résidents
du Québec » qui souhaiteront suivre une partie de leur formation
à temps plein dans une université située à lextérieur
du Québec.
Le soutien aux bibliothèques
et à l'accès des étudiants aux équipements informatiques
(18 millions de dollars)
Cette subvention est allouée
aux universités à compter de 2000-2001 pour lachat de livres
et de périodiques pour leurs bibliothèques, ainsi que pour un
meilleur accès des étudiants à des services améliorés
et à des équipements informatiques performants.
Les projets particuliers
et la reconfiguration de loffre de formation (15 millions de dollars)
Le Ministère entend
soutenir financièrement les universités dans certains projets
ou pour certaines missions particulières. En outre, la Politique québécoise
à légard des universités invite les établissements
à gérer de manière optimale leur offre de programmes. À
cet égard, la rationalisation de loffre de services, la mise en
commun des ressources, des projets en partenariat avec les établissements
denseignement collégial sont des exemples d'activités que
le Ministère pourrait soutenir.
La subvention de contrepartie
(10 millions de dollars)
Afin de favoriser les dons
d'individus et de sociétés aux fonds de dotation et aux fondations
universitaires, le Ministère ajoutera 0,25 dollar à chaque
dollar de don, jusquà concurrence de 1 million de dollars
par établissement.
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