PAULINE MAROIS ANNONCE LES RÉCENTES DÉCISIONS DU GOUVERNEMENT EN MATIÈRE DE POLITIQUE FAMILIALE


Québec, le 20 mars 1997. — La ministre de l'Éducation et ministre responsable de la politique familiale, madame Pauline Marois, annonce les récentes décisions du Gouvernement concernant l'application de certaines mesures de la politique familiale.

Les garderies à but lucratif

Au moment de l'annonce de la politique familiale, en janvier dernier, madame Marois avait déjà fait connaître son intention d'offrir aux garderies à but lucratif des mesures qui leur permettraient de s'inscrire dans le cadre des nouvelles dispositions de la politique familiale. Ces mesures feront en sorte de maintenir les places disponibles et de protéger les emplois des personnes qui travaillent dans ce type de garderies.

Le gouvernement a donc proposé aux garderies privées à but lucratif qui solliciteront de se convertir en organismes privés à but non lucratif d'utiliser leurs places occupées actuellement par les enfants de 4 et 5 ans à compter de septembre prochain afin que les parents utilisateurs de ces services puissent bénéficier des services de garde à un coût de 5 $. «Évidemment, ces mesures s'appliqueront aux garderies à but lucratif qui acceptent la perspective d'une éventuelle modification de leur statut. Il faut bien comprendre que lorsque l'État subventionne les coûts d'une entreprise à la hauteur de 75 ou 80 %, il ne peut plus s'agir d'une entreprise à but lucratif,» a souligné la ministre.

Un comité de travail coordonné par l'Office des services de garde à l'enfance, a été mis sur pied pour définir les conditions de l'entente et ses modalités d'application et pour préciser les conditions de conversion des garderies à but lucratif en organismes sans but lucratif dont le conseil d'administration sera majoritairement composé de parents utilisateurs.

Les représentants du Regroupement des garderies privées du Québec et de l'Alliance pour les garderies privées du Québec ont accepté de participer aux travaux de ce comité. Ces travaux débuteront dès la semaine prochaine en vue d'une entente d'ici quelques semaines.

Les places en service de garde

D'autre part, le gouvernement vient d'autoriser la création de 7 675 places qui seront accessibles pour les enfants de 0 - 4 ans, soit 2 575 places dans les garderies et 5 100 places dans les services de garde en milieu familial. De plus, dès le 1er septembre 1997, 580 nouvelles places seront créées en milieu familial pour les enfants de 3 ans et moins.

À compter de septembre prochain, le départ des enfants de 5 ans vers le système scolaire rend disponible plus de 6 000 places en garderie et en milieu familial pour une nouvelle clientèle 4 ans. Ainsi, 20 525 enfants de 4 ans pourront profiter de la politique familiale en matière de service de garde, à savoir la contribution parentale de 5 $ par jour. Les places se répartissent ainsi : 14 250

places accessibles en garderie, 5 400 places accessibles en milieu familial. À ces places déjà existantes s'ajouteront, toujours pour les enfants de 4 ans, 200 places nouvelles en milieu familial et 675 places nouvelles en programmes spéciaux pour milieux défavorisés.

Rappelons que les parents d'enfants de trois ans et moins pourront continuer de se prévaloir de reçus pour frais de garde d'enfants. Ce sera aussi le cas de parents qui n'auraient pas accès à des services à 5 $ pour leur enfant de 4 ans.

Les centres à la petite enfance

Les services de garde se réjouissent avec raison de leur transformation en Centre à la petite enfance. En plus de décloisonner les services de garde, cette transformation modifiera considérablement leurs responsabilités à l'égard de la clientèle et surtout de la clientèle potentielle.

En effet, leur mandat premier sera de répondre à des besoins de garde diversifiés et à des besoins éducatifs : garde régulière, bien sûr, mais aussi garde à temps partiel, en milieu familial, de nuit, ou halte-garderie, répit, jardin d'enfants et autres services à la famille.

Pour ce faire, les Centres à la petite enfance devront être en contact étroit avec le milieu, les services à la famille qui y sont déjà implantés, les services de garde non régis, les groupes communautaires, les intervenants régionaux, les responsables régionaux, etc. Ces nouvelles corporations sans but lucratif pourront être le lieu d'un regroupement de services de garde existants et devront élargir leur réseau de partenaires dans le milieu tant pour leur financement que pour l'offre de nouveaux services.

«Ce changement est souhaité, mais il signifie un nouvel engagement de la part des personnes qui oeuvrent en services de garde. Encore une fois, il faudra de l'imagination, de la créativité, de l'initiative. Le gouvernement sera cependant un soutien à ces centres gérés par les parents», a déclaré madame Marois.

Source et information :

Christiane Miville-Deschênes
Attachée de presse
Cabinet de la ministre de l'Éducation du Québec
Tél. : (418) 644-0664