3.2 Les recherches sur l'émergence de l'écrit, l'intervention précoce et le rapport à la langue écrite

1) Les formes familiales de la culture écrite. La fréquence de recours aux pratiques de lecture et d'écriture différentes, les activités de lecture avec l'enfant comme par exemple la lecture de contes, la perception positive ou négative des activités de lecture et d'écriture par les membres des familles, les formes d'organisation qu'elles rendent possibles et qui ont un effet important sur la vie de l'enfant (par exemple, l'organisation du temps, des choses à faire, etc.), diffèrent entre les familles.

2) Les conditions et dispositions économiques. L'auteur affirme qu'il faut des conditions économiques particulières pour qu'une culture écrite familiale et des valeurs telles que la persévérance et l'effort puissent se constituer, se déployer et se transmettre. Des conditions économiques difficiles causées par exemple par un divorce, le chômage, un décès rendent difficiles les projections dans l'avenir et peuvent fragiliser la régularité des activités, des horaires et d'habitudes structurantes.

3) Les conditions familiales. L'attitude de l'enfant à l'école peut être influencée par les conditions d'ordre matériel, affectif et moral qui règnent à la maison. La bonne conduite, la conformité aux règles, la morale de l'effort, de la persévérance, mais aussi la régularité des horaires, ainsi que des règles de vie strictes et récurrentes peuvent constituer une bonne préparation à l'école.

4) Les formes de préparation scolaire. Le projet que poursuit la famille à l'égard de l'école, la façon dont elle incite l'enfant à réussir et à travailler à cette fin ainsi que ses capacités à aider l'enfant à réaliser les objectifs qu'on lui fixe ont des effets variables sur ses comportements scolaires.

5) Les formes de l'autorité familiale. L'enfant peut être soumis à des régimes disciplinaires familial et scolaire différents ou opposés, qui lui permettront ou non de développer des capacités d'autonomie et d'autodiscipline.


25. Jocelyne GIASSON. La lecture, de la théorie à la pratique, Montréal, Gaëtan Morin éditeur, 1995, p. 114.
26. Bernard LAHIRE. Tableaux de familles, Gallimard, février 1995, p. 19.
27. Bernard LAHIRE. Tableaux de familles, Gallimard, février 1995, p. 19.
28. Jean-Marie BESSE. Les chemins de l’appropriation de l’écrit aux cycles 1 et 2, CRDP de Grenoble, 1993, p. 15.
29. Gérard CHAUVEAU et Éliane ROGOVAS-CHAUVEAU. «Les trois visages de l’apprenti lecteur», dans Réussir dès l’entrée dans l’écrit, Éditions du CRP, Université de Sherbrooke, 1993, p. 10.
30. http://www.read+lang.sbs.sunysb.edu/pubs/aera96/sld003.htm.
31. Bernard LAHIRE. La raison des plus faibles, Presses universitaires de Lille, 1993, p. 104.
32. Bernard LAHIRE. Tableaux de familles, Gallimard, février 1995, p. 270.
33. Jean-Marie BESSE. Les chemins de l’appropriation de l’écrit aux cycles 1 et 2, CRDP de Grenoble, 1993, p. 15.
34. Bernard LAHIRE. Tableaux de familles, Gallimard, février 1995, p. 18.
35. David P. ROSS, Katherine SCOTT, et Mark A. KELLY. Grandir au Canada, Statistique Canada, Développement des ressources humaines Canada, 1996, p. 27.
36. Grandir au Canada, p. 11.
37. Guy BOUDREAU. Réussir dès l’entrée dans l’écrit, Éditions du CRP, Université de Sherbrooke, 1993, p. 20.
38. Sarah LANDHY et Kwan Tam KWOK. Grandir au Canada, Statistique Canada, Développement des ressources humaines Canada, 1996, p. 117.
39. Nombre de chercheurs et de chercheuses associent apprentissage de la lecture et développement du langage.
40. Ce qui augmente les chances de réussite scolaire et professionnelle.
41. François BLAIN et autres. Recherche exploratoire menée auprès des parents analphabètes, projet De A à Z, on s’aide!, Commission scolaire Jacques-Cartier, 1994.
42. Bernard LAHIRE. Tableaux de familles, Gallimard, février 1995, p. 278.


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