ANNEXE 2
LES CHANTIERS PRIORITAIRES ET LES TÂCHES QUI S'Y RATTACHENT - SYNTHÈSE
1 REMETTRE
L'ÉCOLE SUR SES RAILS EN MATIÈRE D'ÉGALITÉ DES CHANCES
- Fixer des objectifs de
diplomation clairs à chaque ordre d'enseignement: 85 p. 100
d'un groupe d'âge pour le diplôme marquant la fin du secondaire
(DES ou DEP), avant l'âge de 20 ans; 60 p. 100 pour le
diplôme d'études collégiales (DEC); 30 p. 100
pour le baccalauréat.
- Mener des recherches
sur les facteurs expliquant l'échec et le décrochage scolaires
des garçons et apporter les correctifs appropriés en prenant
soin d'éviter toutes mesures susceptibles d'avoir un effet défavorable
sur les filles.
- Accorder la priorité
à la relance de l'école publique en déclarant un moratoire
sur l'ouverture d'établissements privés et en diminuant progressivement
les subventions accordées à ce réseau; en mettant fin
aux pratiques de sélection dans les écoles publiques durant
la période de scolarité obligatoire, sauf dans un nombre limité
d'écoles spécialisées; en augmentant la diversité
pédagogique au sein de l'école commune.
- Maintenir, dans la mesure
du possible, les petites écoles de village ou de quartier et convenir
de balises claires pour guider les choix des communautés locales en
la matière et d'un cadre général pour le maintien d'une
offre de formation répondant aux besoins des régions, harmonisé
avec une politique interministérielle d'occupation du territoire.
- Prévoir un soutien
pédagogique et financier particulier pour les zones qui sont les plus
défavorisées sur le plan économique et où se trouve
une forte concentration d'élèves de communautés culturelles.
- Élaborer un énoncé
d'orientation qui préciserait les responsabilités de l'éducation
en matière d'intégration des élèves immigrants
et d'éducation interculturelle.
- Déterminer, avec
les communautés autochtones, les façons de répondre aux
besoins particuliers d'accueil et de soutien de leurs élèves.
- Maintenir le principe
de l'intégration à l'école ordinaire des élèves
handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage
(EHDAA) et la diversité des formules employées à cette
fin; porter une attention particulière aux besoins en matière
de recherche et d'instrumentation pédagogique qui découlent
de l'intégration des élèves ayant des troubles de comportement
et aux besoins de ceux et celles qui éprouvent des difficultés
d'apprentissage à l'éducation des adultes et à l'enseignement
supérieur.
- Chercher des solutions
de rechange au redoublement de classe à l'enseignement primaire et
secondaire.
- Assurer la gratuité
scolaire, y compris celle des services complémentaires, jusqu'au collégial
inclusivement. Maintenir à leur niveau actuel les droits de scolarité
à l'université sauf si la preuve est faite que leur augmentation
constitue une solution de dernier recours incontournable.
- Maintenir les fondements
du régime actuel d'aide financière aux étudiants, en
élargir l'accessibilité (notamment pour les adultes aux études
à temps partiel et les élèves de la formation professionnelle)
et s'assurer que les éventuelles modifications au régime ne
contribuent pas à accroître l'endettement étudiant.
2 ÉTENDRE
ET AMÉLIORER L'OFFRE DE SERVICES PUBLICS À LA PETITE ENFANCE
- Augmenter le nombre de
places disponibles dans les services de garde régis.
- Offrir la maternelle
cinq ans à temps plein à tous les enfants, sans la rendre obligatoire.
- Offrir, pour les enfants
de 4 ans, des services publics gratuits (maternelle ou garderie à but
non lucratif, au choix des parents), à demi-temps pour tous les enfants
et à temps plein pour certaines catégories d'enfants qui ont
des besoins particuliers (enfants de milieux économiquement défavorisés,
de communautés culturelles ou enfants handicapés).
- Élaborer un programme-cadre
commun aux activités de garde et de maternelle qui baliserait les interventions
éducatives faites auprès des enfants de 4 ans et qui tiendrait
compte du programme d'activités de la maternelle cinq ans.
- Améliorer la formation
des éducateurs et éducatrices des garderies et des services
de garde en milieu scolaire en instaurant le DEC en techniques d'éducation
en services de garde à l'enfance comme condition d'accès à
l'emploi et en offrant au personnel en place le perfectionnement nécessaire
pour satisfaire à la hausse des normes envisagée.
- Sensibiliser et outiller
les parents et les éducateurs et éducatrices des services de
garde en vue d'un meilleur diagnostic des problèmes de développement
des jeunes enfants.
- Élaborer une politique
intégrée relative aux services à la petite enfance.
3 RESTRUCTURER
LES CURRICULUMS DU PRIMAIRE ET DU SECONDAIRE POUR EN REHAUSSER LE NIVEAU CULTUREL
- Préciser, dans
des profils de formation, les savoirs essentiels que l'on voudrait voir acquérir
par les élèves du primaire et du secondaire.
- S'assurer que les profils
prévus à la sortie d'un ordre d'enseignement soient ajustés
à ceux qui sont prévus pour l'entrée dans l'ordre d'enseignement
suivant.
- S'assurer que les seuils
de réussite fixés soient atteints avant le passage à
l'ordre d'enseignement suivant en prévoyant des zones tampons en vue
de la mise à niveau des connaissances aux points de jonction des ordres
d'enseignement.
- Tenir compte des principes
suivants dans la refonte des curriculums: respecter la mission éducative
de chaque ordre d'enseignement en prévoyant la continuité qui
doit exister entre eux; englober les trois finalités éducatives
et les 4 types de savoir (savoir, savoir-faire, savoir-être et savoir-vivre-ensemble);
garder à l'esprit que la poursuite de la formation commune doit s'étendre
jusqu'à la fin de la 3e secondaire et qu'une diversification
est souhaitée pour la suite; assurer un équilibre entre les
divers domaines de connaissances; prévoir un étalement équilibré
de la matière tout au long de la scolarité; considérer
les possibilités d'interdisciplinarité et d'intégration
des matières; clarifier la contribution d'autres activités que
les cours et d'autres lieux d'éducation; associer le personnel scolaire,
et en particulier les enseignants et enseignantes, aux choix en matière
de refonte du curriculum et à la révision des programmes qui
devrait logiquement en découler; établir un calendrier de travail
précis tout en se donnant le temps de débattre les questions
essentielles et de soumettre les différends à l'arbitrage approprié.
- Créer une commission
multisectorielle chargée de la réforme des curriculums, à
l'initiative du ministère de l'Éducation, qui verra par la suite,
après consultation du milieu scolaire, à déterminer la
place à réserver aux disciplines dans le régime pédagogique,
en prévoyant que la réforme soit mise en application avant l'an 2000.
- Prévoir l'instauration
d'un mécanisme permanent de révision afin d'assurer les mises
à jour nécessaires des curriculums.
4 CONSOLIDER
LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
- Réinstaurer une
filière de formation professionnelle pour les jeunes, accessible après
la 3e secondaire, prévoyant la poursuite de la formation
générale en concomitance avec l'amorce de la formation professionnelle
et conduisant à l'obtention du DEP.
- Multiplier les expériences
d'adaptation de la formation générale aux champs d'intérêt
des élèves qui optent pour la formation professionnelle ou technique.
- Procéder à
la mise en application progressive du régime d'apprentissage adopté
par la Société québécoise de développement
de la main-d'oeuvre (SQDM).
- Enrichir la formation
professionnelle et technique donnée dans les établissements
d'enseignement en y introduisant l'alternance travail-études et en
encourageant les stages sur le terrain.
- Favoriser les continuums
entre les programmes de la formation professionnelle du secondaire, ceux de
la formation technique du collégial et ceux de l'université.
Pour ce faire, poursuivre l'expérimentation de programmes intégrés
secondaire-collégial et étendre à d'autres secteurs les
expériences d'harmonisation des programmes de l'enseignement collégial
et de l'enseignement universitaire, par exemple, la filière continue
de formation technologique mise au point par l'École de technologie
supérieure.
- Maintenir les cheminements
particuliers de formation pour les élèves qui ne peuvent satisfaire
aux exigences qui leur permettent d'avoir accès à la formation
professionnelle.
- Dans la poursuite de
l'expérimentation des programmes préparant les élèves
à exercer des métiers semi-spécialisés (volet
2), s'assurer que le recrutement des élèves et des enseignants
et enseignantes soit conforme aux objectifs de qualification professionnelle
qui ont été fixés pour cette filière de formation
et étendre la portée de l'évaluation du Programme, notamment
quant à ses aspects qualitatifs.
- Investir dans le raffinement
des outils de planification de l'emploi sans pour autant accoler trop étroitement
l'offre de formation à la demande de main-d'oeuvre.
- Revoir les principes
sur lesquels s'appuie l'établissement de la carte des options en s'assurant
qu'elle répond aux besoins des populations des régions à
faible densité démographique.
- Poursuivre les efforts
en vue de l'adaptation des lieux physiques, du matériel et des méthodes
pédagogiques pour permettre l'accès des élèves
handicapés à la formation professionnelle.
- Adopter des mesures afin
d'accroître la participation des filles aux programmes de formation
à caractère technologique.
- Reconstituer une équipe
d'enseignantes et d'enseignants permanents et bien formés dans le secteur
de la formation professionnelle.
5 PROCÉDER
AUX RÉORGANISATIONS NÉCESSAIRES POUR MIEUX RÉPONDRE À
LA DEMANDE D'UN ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DE MASSE
Au collégial:
- Maintenir l'enseignement
collégial et ses caractéristiques actuelles: cohabitation des
programmes préuniversitaires et techniques, formation générale
commune et fonctionnement en réseau.
- Poursuivre la mise en
oeuvre des mesures de renouveau de l'enseignement collégial, tout en
améliorant les aspects suivants: accessibilité géographique,
resserrement des activités de mise à niveau, soutien à
l'orientation des élèves, déplafonnement de la formation
technique, satisfaction des besoins des adultes, amélioration de la
formation psychopédagogique des enseignantes et enseignants.
À l'enseignement
universitaire:
- Maintenir les trois volets
de la mission universitaire: enseignement, recherche-création et services
à la collectivité, ainsi que la fonction critique des universitaires.
- Mieux assurer la mission
d'enseignement, en particulier au premier cycle.
- Améliorer la formation
psychopédagogique des professeurs.
- Soutenir la recherche
à caractère pédagogique.
- Porter une attention
particulière aux conditions d'encadrement pédagogique et de
réussite des étudiantes et étudiants.
- Revoir l'organisation
du travail en milieu universitaire dans le sens d'une meilleure intégration
pédagogique des chargés de cours, tout en stimulant la participation
des professeurs permanents à l'enseignement de premier cycle.
- Revoir les modes d'élaboration
des programmes pour en accroître la cohérence et les lier plus
étroitement aux compétences à développer pour
la préparation et l'insertion professionnelles des étudiantes
et étudiants.
- Rationaliser l'offre
de programmes universitaires.
- Explorer les voies à
emprunter pour accroître la flexibilité de l'offre de formation
postsecondaire.
- Favoriser une spécialisation
des établissements d'enseignement universitaire qui s'appuie sur les
créneaux développés par chacune des universités
et éviter une différenciation étanche à partir
des volets de la mission ou des cycles d'études.
- Élaborer une politique
claire en matière de recherche universitaire.
- Renouer avec la mission
de services à la collectivité, notamment en effectuant des recherches
qui soient utiles aux populations des milieux populaires.
- Examiner les mécanismes
(incluant l'exclusivité de services) susceptibles d'assurer un meilleur
encadrement de l'exercice des fonctions de travail des professeurs.
- Instaurer, par l'entremise
de la CREPUQ, un mécanisme d'évaluation externe des universités.
- Voir à ce que
l'État dispose des leviers nécessaires pour participer à
la planification, aux orientations et à la coordination des activités
du réseau universitaire.
- Mettre sur pied, à
l'initiative du Ministère, une commissi˙on multipartite sur la mission,
l'organisation et le développement du réseau universitaire.
6 TRADUIRE
CONCRÈTEMENT LA PERSPECTIVE DE FORMATION CONTINUE
- Tenir compte, dans les
curriculums de la formation de base, de la perspective d'une formation qui
s'échelonne tout au long de la vie et s'assurer que les savoirs essentiels
constituant la formation de base sont maîtrisés par les élèves
à la fin de la scolarité obligatoire.
- Étant donné
la diversité des lieux de formation (famille, groupes communautaires,
institutions culturelles, médias et monde du travail), accroître
la collaboration entre ces derniers et les établissements scolaires.
- Mieux reconnaître
le rôle des organismes volontaires d'éducation populaire et définir
plus clairement leurs relations avec le système d'éducation.
- Développer la
formation à distance, à tous les ordres d'enseignement, et favoriser
le recours aux NTIC en soutenant notamment le développement de réseaux
multimédias.
- Intensifier les efforts
de prévention et de lutte contre l'analphabétisme.
- Améliorer l'accès
à la formation de base et à la formation professionnelle et
technique à temps partiel. À l'enseignement universitaire, s'assurer
d'une offre de services pouvant répondre aux demandes de perfectionnement
professionnel en cours d'emploi.
- Maintenir et consolider
les services d'accueil et de référence en mettant sur pied,
dans chaque région, un guichet unique interordre.
- Consolider les services
de reconnaissance des acquis au secondaire et au collégial et intensifier
les efforts pour l'instauration de tels services dans les universités.
- Accorder une attention
plus soutenue à l'encadrement pédagogique et à la situation
des enseignantes et enseignants à l'éducation des adultes.
- Élaborer une politique
d'éducation permanente.
7 SOUTENIR
LES PRINCIPAUX ACTEURS EN VUE DE LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE
- Revaloriser le statut
d'élève et d'étudiant à tous les ordres d'enseignement.
- S'assurer que les responsabilités
institutionnelles relatives à l'encadrement pédagogique (y compris
la qualité de la relation maître-élève, la cohérence
des programmes, une meilleure utilisation du temps scolaire hors horaire et
le maintien d'une diversité de formules de soutien dont le titulariat,
le tutorat et le jumelage d'élèves) sont clarifiées et
assumées, et ce, à tous les ordres d'enseignement et s'assurer
de la concertation nécessaire avec les ressources extérieures
au secteur de l'éducation.
- Soutenir les activités
parascolaires comme voie d'éducation civique et de diversification
pédagogique.
- Soigner le soutien à
l'orientation des élèves dans la perspective d'une école
«orientante».
- Donner aux parents, de
façon régulière, une information complète sur
le cheminement scolaire de leurs enfants.
- Encourager une action
plus délibérée des comités constitués de
parents en matière de sensibilisation et d'information des autres parents
ainsi que de soutien au développement des compétences parentales.
- Préciser les qualités
professionnelles et humaines qu'on attend des enseignantes et enseignants.
- Formuler des exigences
élevées pour le recrutement des futurs enseignants et enseignantes
et s'assurer qu'ils acquièrent, pendant leur formation, des compétences
suffisantes dans les disciplines qu'ils enseigneront et une solide formation
en psychopédagogie.
- Veiller à ce que
chaque organisme scolaire assume plus sérieusement la formation continue
de son personnel en incitant les membres du personnel à préciser
leurs besoins, en leur donnant accès à une diversité
de modes et de lieux de perfectionnement, en leur accordant du temps à
cet effet, et en reconnaissant ces activités dans leur carrière.
- Revoir l'organisation
de la carrière dans l'enseignement pour permettre une insertion progressive
et encadrée des débutantes et débutants (notamment par
l'extension des formules des écoles associées et de «mentorat»),
permettre la diversification des tâches au fil de la carrière
et encourager le partage d'expertise dans un contexte de renouvellement imminent
des membres de la profession.
- Assurer une plus grande
collaboration entre les écoles et les universités tant dans
le domaine de la formation des maîtres que dans le domaine de la recherche;
cette collaboration pourrait être facilitée par la création
d'un centre national de recherche et d'animation sur la profession enseignante.
- S'assurer que le personnel
professionnel et de soutien est associé à la réalisation
de la mission éducative et aux choix faits en matière d'organisation
du travail et de la vie scolaire.
- Accentuer le rôle
de leadership pédagogique des directions d'école et assurer
leur formation, leur recrutement et leur perfectionnement en conséquence.
- Soutenir les associations,
notamment les associations pédagogiques, syndicales, étudiantes
et de parents qui désirent participer à la réforme de
l'éducation.
- À tous les ordres
d'enseignement, soutenir l'innovation pédagogique (notamment, les projets
innovateurs et les écoles alternatives).
- Assurer une meilleure
appropriation et une utilisation mieux intégrée des nouvelles
technologies de l'information et de la communication (NTIC).
- Miser sur une action
concertée pour améliorer l'état des bibliothèques
scolaires.
- Améliorer l'accès
des anglophones à du matériel pédagogique dans leur langue.
- Instaurer un mécanisme
léger d'évaluation institutionnelle.
8 REDISTRIBUER
LES POUVOIRS POUR RENFORCER LE PÔLE LOCAL ET L'OUVERTURE À LA COMMUNAUTÉ
- À l'enseignement
primaire et secondaire, maintenir la responsabilité de l'État
quant aux orientations générales du système et aux grands
encadrements.
- En matière de
gestion, établir des plans pluriannuels d'application des encadrements
ministériels et évaluer les résultats dans l'optique
d'un renforcement de l'imputabilité des établissements.
- Au primaire et au secondaire,
maintenir une structure intermédiaire élue entre le Ministère
et les écoles, en faisant correspondre le territoire des commissions
scolaires à celui des municipalités régionales de comté
(MRC), ce qui permettrait de diminuer le nombre de commissions scolaires.
- Améliorer le caractère
démocratique de ces instances intermédiaires en prévoyant
des mécanismes de consultation de la population, du personnel, des
étudiantes et étudiants relativement aux axes d'intervention
de leur plan d'application des politiques ministérielles et amender
la Loi sur l'instruction publique en vue de clarifier ces obligations.
- Ouvrir davantage l'école
à son milieu, notamment en élargissant la représentation
de la communauté au sein du conseil de l'établissement et en
s'assurant que l'expertise de chaque partenaire est considérée
au moment du partage des responsabilités.
- Accorder une attention
particulière à la négociation des éléments
relatifs à l'organisation du travail.
- Poursuivre les efforts
nécessaires pour permettre l'instauration de nouvelles politiques en
matière de relations de travail en vue d'une prise en charge collective
accrue du système éducatif.
- S'assurer que chaque
école examine son organisation du travail sous l'aspect de la gestion
et de la maîtrise du processus pédagogique.
- Accorder une plus grande
autonomie aux équipes enseignantes en ce qui a trait à des éléments
qui ont des répercussions sur les activités éducatives
(par exemple l'aménagement de la tâche et l'utilisation du temps
de présence des enseignantes et enseignants, l'organisation des activités
des élèves, l'évaluation des apprentissages).
- Créer, pour chaque
région administrative, une instance de coordination de l'offre de services
éducatifs pour l'ensemble des ordres d'enseignement.
9 POURSUIVRE
LA DÉCONFESSIONNALISATION DU SYSTÈME SCOLAIRE
- Transformer les commissions
scolaires confessionnelles en commissions scolaires linguistiques.
- Entreprendre les démarches
pour l'abrogation de l'article 93 de la Constitution canadienne, en vue de
l'abolition des structures et des mécanismes actuels en matière
de confessionnalité du système scolaire.
- Inviter les groupes qui
disposent actuellement de garanties en matière confessionnelle à
mettre en place les mécanismes qui permettront que l'éducation
chrétienne soit assumée dans des lieux plus appropriés
que l'école.
- Renforcer, à l'école,
l'éducation aux valeurs et l'éducation civique ainsi que la
connaissance culturelle du phénomène religieux et assurer des
services de soutien à la vie civique.
10 GARANTIR
UN FINANCEMENT QUI PERMETTE L'ATTEINTE DES FINALITÉS ÉDUCATIVES
- Maintenir l'effort global
du Québec (8,5 p. 100 de son PIB) en éducation.
- Fournir, en priorité,
le financement public à la formation de base (services à la
petite enfance, enseignement primaire et secondaire, incluant l'éducation
des adultes, qu'elle se fasse en établissement d'enseignement ou dans
des groupes populaires).
- Renforcer les mécanismes
de péréquation pour tenir compte des conditions socio-économiques
dans les quartiers et les régions sensibles.
- Augmenter la part des
revenus privés à l'enseignement postsecondaire sans, pour le
moment, exiger des droits de scolarité pour les élèves
du cégep ni augmenter les droits de scolarité à l'université.
- Diminuer le financement
public du réseau privé d'enseignement.
- Hausser progressivement
le pourcentage minimal de 1 p. 100 de la masse salariale des entreprises
pour répondre aux besoins des adultes en emploi.
- Promouvoir et stimuler
le financement privé de la formation par la généralisation
de plans d'épargne-éducation et des incitatifs fiscaux pour
les individus et les entreprises qui investissent en éducation.
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