CONCLUSION
Nous concluons nos travaux
en ouvrant des perspectives nouvelles, en signalant ce qui doit être fait
de façon urgente et en suggérant des chantiers. Nous croyons être
allés aussi loin que nous le permettait la mobilisation des acteurs,
mobilisation qui sera désormais nécessaire pour que se produise
la réforme de l'éducation au Québec.
Des événements
imminents constitueront les premiers signaux quant à ce qu'il est possible
de faire et aux orientations à retenir. Des décisions politiques
seront prises et les principaux acteurs sociaux devront débattre de questions
difficiles.
Au-delà du Sommet
sur l'économie et l'emploi qui aura lieu à l'automne, et des décisions
qui pourraient y être prises relativement à l'éducation,
il y a ces concitoyennes et concitoyens, femmes et hommes intéressés
et concernés à plus d'un titre par l'éducation, voire engagés
dans cette entreprise en tant qu'élève, parent, enseignante ou
enseignant, directrice ou directeur d'établissement, cadre, membre du
personnel de soutien scolaire, formatrice ou formateur, chercheur ou employeur,
qui se demanderont à quoi aura servi l'opération des États
généraux. Nous disons: cela dépend aussi de vous, quel
que soit le contexte.
Aussi, pour que la mobilisation
continue, il faut mettre en place un mécanisme gouvernemental de suivi,
qui trouve son prolongement dans les réseaux et jusque dans les établissements,
qui associe les milieux intéressés par l'éducation, prêts
à collaborer, pour tracer le chemin, adopter les stratégies et
fixer les échéances. Nous croyons, parce que nous l'avons expérimenté,
qu'une telle démarche est plus porteuse de changements en profondeur
que toute autre qui renverrait chacun chez soi en attendant qu'on ait le temps,
l'occasion ou les moyens de bouger. Même dans les situations apparemment
sans issue, faire appel à la responsabilité du plus grand nombre
nous semble indiqué: vérification faite!
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